RDC-Ass. Nat. : Les combattants préviennent qu’en cas de récidive, ils vont mobiliser le peuple pour l’application de l’article 148 de la Constitution (Fils Mukoko)

RDC-Ass. Nat. : Les combattants préviennent qu’en cas de récidive, ils vont mobiliser le peuple pour l’application de l’article 148 de la Constitution (Fils Mukoko)
Actualité Politique

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Les combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, “UDPS”, ont organisé une manifestation de protestation ce lundi 10 juin 2019 devant le palais du peuple situé dans la commune de Lingwala à Kinshasa.

Selon Fils Mukoko, meneur de cette manifestation, ils étaient question pour les militants du parti présidentiel de montrer à la chambre basse du Parlement qu’ils désapprouvent sa façon de faire.

“En tant que des légalistes et conformément au mot d’ordre de notre héros national Étienne Tshisekedi qui avait dit que le peuple doit se prendre en charge, nous sommes venus ici sans mot d’ordre pour manifester notre mécontentement, manifester notre mise en garde contre le bureau de l’Assemblée”, a dit Fils Mukoko à la presse présente au palais du peuple.

En outre, ce combattant de l’UDPS rappelle que l’Assemblée nationale doit œuvrer pour l’intérêt du peuple congolais et éviter d’afficher des tendances politiques.

Dans la foulée, les combattants de l’UDPS mettent en garde le bureau de l’Assemblée en brandissant l’article 148 de la Constitution.

“S’ils continuent comme ça, nous allons organiser une manifestation monstre dans le cadre de CACH pour demander au peuple congolais d’appliquer l’article 148 pour dissoudre ce parlement et de nous conduire dans des élections anticipées parce que nous voyons que le Parlement actuel est vraiment une peau de banane pour le programme notre président Fatshi qui est la lutte contre la pauvreté”, conclut-il.

Pour rappel, la Police Nationale congolaise a usé de gaz lacrymogène pour disperser les militants et combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, qui avaient assiégé le palais du peuple depuis ce lundi matin.

L’élément déclencheur de cette manifestation, est le débat organisé vendredi 7 juin dernier par l’Assemblée nationale au sujet des ordonnances signées par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo portant nomination des mandataires publics à la Gecamines et à la SNCC.

Pour rappel, l’article 148 de la Constitution stipule que :

En cas de crise persistante entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale. Aucune dissolution ne peut intervenir dans l’année qui suit les élections, ni pendant les périodes de l’état d’urgence ou de siège ou de guerre, ni pendant que la République est dirigée par un Président intérimaire. A la suite d’une dissolution de l’Assemblée nationale, la Commission électorale nationale indépendante convoque les électeurs en vue de l’élection, dans le délai de soixante jours suivant la date de publication de l’ordonnance de dissolution, d’une nouvelle Assemblée nationale”.